Sommaire du rapport d'évaluation proposé modifié

tap waterVous trouverez, sur cette page, le sommaire de notre rapport d'évaluation proposé modifié (9 juin 2011).

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Introduction

L’eau saine est essentielle à toute forme de vie. Chez l’humain, l’eau potable saine et en abondance est indispensable pour maintenir une bonne santé. Le gouvernement de l’Ontario est conscient de l’importance de l’eau potable et c’est pourquoi il a mis au point le Programme de protection des sources d’eau potable et adopté la Loi de 2006 sur l'eau saine.

Le présent rapport d'évaluation marque l’achèvement d’une phase importante du travail entrepris dans le cadre du Programme de protection des sources d'eau potable mis en œuvre dans la zone de protection des sources de Cataraqui. Il présente une synthèse des constatations émanant de 15 études techniques portant sur les sources d’eau potable locales et sur les risques pesant sur celles-ci.

L’objectif du présent rapport d'évaluation consiste à recenser les zones comportant des sources d'eau potable vulnérables à la contamination ou surutilisées, et à établir l’ordre de priorité des problèmes liés à l'eau potable et des menaces pour l'eau potable à l'intérieur de ces zones vulnérables. Le présent document a été préparé conformément aux règles techniques détaillées établies par le ministère de l'Environnement de l’Ontario. Il nous aidera également à mettre au point le plan de protection des sources d’ici 2012.

Participants au processus

Le processus auquel nous nous conformons est énoncé dans la Loi de 2006 sur l'eau saine de l’Ontario et dans ses règlements. Il est piloté par deux entités, soit l’Office de protection des sources de Cataraqui (Office de PS) et le Comité de protection des sources de Cataraqui (Comité de PS).

L’Office de PS est formé des 17 membres qui siègent au conseil d’administration de l’Office de protection de la nature de la région de Cataraqui et d’un représentant du canton de Frontenac Islands.

Les 16 membres du Comité de PS sont, pour leur part, des représentants des secteurs municipal, économique et communautaire.

Nos autres intervenants et partenaires sont des municipalités, des organismes des gouvernements fédéral et provincial, des groupes communautaires, des entreprises, des résidents ainsi que des visiteurs.

Zone de protection des sources de Cataraqui

La zone de protection des sources de Cataraqui est située à l’extrémité est du lac Ontario et à la source du fleuve Saint-Laurent. Elle englobe une partie de la baie de Quinte, la baie Hay, la partie sud du canal Rideau et les Mille-Îles. Elle réunit 11 municipalités relevant de la compétence de l’Office de protection de la nature de la région de Cataraqui ainsi que la municipalité de Frontenac Islands (île Wolfe et île Howe).

La zone de protection des sources de Cataraqui présente un paysage varié : le Bouclier canadien et de nombreux lacs dans la partie centrale, des terres agricoles recouvrant les plaines de calcaire et d’argile au sud et à l’ouest, et d’importantes quantités de sable et de gravel à l’est.

La zone comporte 12 principaux bassins versants, dont les deux plus grands sont ceux de la rivière Cataraqui et de la rivière Gananoque, au centre de la zone. Les parties ouest et sud de la zone de protection des sources de Cataraqui sont drainées par plusieurs cours d'eau plus petits.

Eau de surface
La quantité et la qualité des eaux de surface varient à l’échelle de la zone de protection des sources de Cataraqui compte tenu des différences que nous y retrouvons sur le plan de la géologie, de l’utilisation et de l’aménagement des terres. Pour évaluer la qualité des eaux de surface, nous avons eu recours aux données recueillies aux stations du Réseau provincial de contrôle de la qualité de l'eau, aux données du Partenariat pour la protection des lacs, aux données sur les bactéries présentes dans l’eau des plages publiques recueillies par les bureaux de santé locaux ainsi qu’aux échantillons des lacs intérieurs et des cours d'eau prélevés par l’Office de protection de la nature de la région de Cataraqui. Voici un résumé des constatations :

  • de façon générale, les concentrations de chlorure et de sodium et la conductivité augmentent, sans doute à cause de l’épandage de sel sur les routes;
  • les niveaux de phosphore sont élevés dans la zone de protection des sources de Cataraqui;
  • il y a des niveaux élevés de bactéries près de la station du Réseau provincial de contrôle de la qualité de l'eau du ruisseau Butlers et aux plages se situant à proximité des prises d'eau potable municipales de Bath, de Gananoque et de Brockville.

Les modèles d’écoulement de l’eau sont, d’ordinaire, assez similaires dans l’ensemble de la zone de protection des sources de Cataraqui, avec des débits de pointe pendant la crue printanière et des débits minimaux en août et septembre. Les 39 principales installations de régulation des eaux en service à l’heure actuelle dans la zone de protection des sources de Cataraqui ont un impact considérable sur l’écoulement de leur cours d’eau respectif que sont, entre autres, les rivières Cataraqui et Gananoque et les ruisseaux Millhaven, Highgate, Little Cataraqui, Lyn et Buells.

Eau souterraine
La zone de protection des sources de Cataraqui est caractérisée par un sol mince recouvrant un substratum rocheux fracturé, et ces matières ont une incidence sur la quantité et à la qualité des eaux souterraines.

Les données sur les eaux souterraines dans la zone de protection des sources de Cataraqui sont relativement restreintes. Nous savons, cependant, qu’il existe des problèmes en ce qui a trait à leur quantité et à leur qualité.

Les données recueillies par le Réseau provincial de contrôle des eaux souterraines et les études hydrogéologiques réalisées aux fins de travaux d'aménagement proposés ont révélé la présence de niveaux élevés de dureté, de fer, de manganèse, de sodium, de chlorure, de fluorure et de bactéries à divers endroits.

Il est difficile de mesurer la quantité d’eaux souterraines dans la zone de protection des sources de Cataraqui. Celle-ci compte approximativement 20 000 puits privés et de nombreux puits collectifs dans les terrains de camping et les parcs de roulottes. À certains endroits, les puits s'assèchent pendant les périodes prolongées de sécheresse.

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Bilan hydrique

Un bilan hydrique s’apparente beaucoup à un budget financier. Il sert à comptabiliser toutes les quantités d’eau qui approvisionnent un bassin versant et qui en sont prélevées, y compris les eaux de surface, comme celles des lacs, des rivières, des fleuves et des cours d'eau, les eaux souterraines (toute eau contenue dans le sol), les précipitations, l’évaporation, la transpiration, le ruissellement, l’infiltration, l’alimentation des nappes souterraines, l’emmagasinage dans les lacs, les terres humides et les aquifères.

Nous avons répondu à quatre questions pour établir le bilan hydrique :

  • Où se situe l’eau?
  • Comment l’eau voyage-t-elle?
  • Quels sont les stress hydriques que subit l’eau et où se situent-ils?
  • Quelles sont les tendances en matière de niveaux d’eau et d’utilisation de l’eau?

Le bilan hydrique se compose de quatre volets obligatoires aux fins de la planification de la protection des sources d'eau potable. Chaque volet est plus détaillé que le précédent et peut donner lieu à des résultats différents selon les particularités et les hypothèses du modèle utilisé. La décision de préparer un bilan hydrique de haut niveau est prise après avoir évalué l'importance du stress hydrique dans la zone à l’étude.

Pour le bilan hydrique conceptuel, nous nous sommes intéressés à la zone de protection des sources dans son ensemble et avons calculé le bilan hydrique d’après les valeurs moyennes annuelles. Le bilan hydrique conceptuel a ainsi permis de révéler que la quantité d’eau utilisée est très faible en comparaison à la quantité d’eau disponible en moyenne chaque année.

Pour le 1er volet du bilan hydrique, nous avons étudié 21 sous-bassins versants et calculé le bilan hydrique d’après les valeurs moyennes mensuelles. En ce qui concerne les eaux de surface, nous avons constaté que quatre sous-bassins versants subissaient un stress important, alors que six subissaient un stress modéré et que les autres sous-bassins subissaient un stress faible. Quant aux eaux souterraines, un seul sous-bassin versant subissait un stress important, quatre subissaient un stress modéré et les autres sous-bassins subissaient un stress faible.

Pour le second volet du bilan hydrique, nous avons poussé plus avant notre examen des zones réputées subir un stress modéré ou important lors du volet 1 et qui sont également dotées d’un réseau municipal d'eau potable résidentiel. En nous fiant aux résultats de l’évaluation du stress réalisée dans le cadre du volet 1, nous avons déterminé que les zones englobant les réseaux d'eau potable de Lansdowne et de Sydenham devaient faire l’objet du second volet du bilan hydrique. L’analyse effectuée à Lansdowne aux fins du volet 2 a révélé un stress faible, alors que celle visant Sydenham a permis de constater que cette zone devait passer au volet 3 du bilan hydrique.

Le bilan hydrique du volet 3 est encore plus approfondi afin d'examiner des zones locales particulières en tenant possiblement compte des conditions quotidiennes ou horaires. Nous observons l’exposition, la tolérance et le niveau de risque de chaque zone locale à l’étude.

Dans le cadre de l'analyse réalisée à Sydenham aux fins du volet 3, nous nous sommes intéressés à l'eau de retenue du lac Sydenham, la principale question étant : est-ce que la quantité d'eau extraite peut ou non être remplacée dans des conditions normale et de sécheresse. Nous avons procédé à des expériences simulées qui ont toutes abouti au même résultat, à savoir que le niveau du lac Sydenham n'a jamais chuté en deçà du niveau critique et qu'il est raisonnable de s'attendre à un approvisionnement en eau suffisant. Par conséquent, les constatations émanant du bilan hydrique du volet 3 ont permis d'attribuer un niveau de risque faible à la zone locale de Sydenham.

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Évaluation des problèmes et inventaire des menaces touchant la qualité des sources d'eau

Le gouvernement de l’Ontario prescrit un processus d’évaluation des risques qui peuvent influer sur la qualité des sources d’eau. Plutôt que d’examiner toutes les sources d’eau à l’échelle de la province, l’initiative de protection des sources de l’Ontario s’intéresse à des endroits particuliers où il a été établi que la source d'eau est plus vulnérable ou sensible à la pollution et à la surutilisation. Ces endroits sont appelés zones vulnérables. Les zones vulnérables désignent soit des ressources en eaux souterraines à grande échelle, soit des eaux souterraines et des eaux de surface aux environs des stations municipales de traitement de l’eau.

Les zones vulnérables sont décrites comme suit :

  • aquifères très vulnérables et zones importantes d’alimentation d’une nappe souterraine. En raison du sol mince et du substratum rocheux fracturé dont est formée principalement la zone de protection des sources de Cataraqui, ces types de zones vulnérables occupent une superficie considérable du territoire;
  • zones de protection des têtes de puits aux environs d'un puits municipal;
  • zones de protection des prises d'eau de surface aux environs des prises d'eau municipales.

La vulnérabilité des terres et de l’eau à la contamination dans chacune de ces zones varie selon la proximité au puits ou à la prise d'eau, le degré de protection contre la pollution aux alentours du puits ou de la prise d'eau et d'autres facteurs.

Ces zones sont cartographiées et un indice de vulnérabilité se situant entre 1 (faible) et 10 (élevé) est assigné à chacune. Les problèmes liés à l'eau potable et les menaces pour l'eau potable sont évalués dans chaque zone vulnérable. En procédant à l’évaluation et au classement des menaces pour l'eau potable qui pourraient nuire à la qualité des sources d'eau, les collectivités locales peuvent prendre des décisions éclairées quant à la façon de protéger leurs sources d’approvisionnement en eau.

L’eau potable non traitée dans chaque zone vulnérable fait l’objet d’une évaluation afin d’y détecter la présence de problèmes liés à l'eau potable. Il s’agit de problèmes qui se manifestent lorsque des produits chimiques ou des agents pathogènes (sélectionnés) sont découverts dans l'eau et que leur concentration empêche d’utiliser cette eau comme eau potable ou lorsqu’il semble qu’une telle situation puisse se produire à l’avenir.

À titre d’exemple, le sel (chlorure de sodium) constitue un problème lié à l’eau potable. Il peut provenir de sources naturelles, mais est également utilisé dans les adoucisseurs d'eau, sur les routes pour faire fondre la glace et dans les piscines afin de les désinfecter.

Une menace pour l’eau potable est une activité ou une condition qui a nui ou qui peut nuire à la quantité ou à la qualité de l’eau dans une source d’eau potable. Le ministère de l'Environnement de l’Ontario a dressé une liste de 21 types d’activités.Les comités de protection des sources peuvent y proposer l’ajout d’autres activités qui revêtent une importance particulière dans leur zone respective. En 2010, le Comité de protection des sources de Cataraqui a reçu l'autorisation du Ministère d'ajouter deux nouvelles menaces pour l'eau potable dans la région : l'utilisation de sel adoucisseur dans les adoucisseurs d'eau et le mouvement de substances précises (produits chimiques) le long des couloirs de circulation comme l'autoroute 401. Nous évaluons, aux chapitres 5 et 6 du présent rapport, ces menaces locales et visées par règlement et les risques qu'elles posent pour notre eau potable.

Des conditions se manifestent là où il y a contamination de la roche, du sol ou de l’eau attribuable à une activité antérieure, et peuvent entraîner l’apparition de menaces pour l'eau potable. Pour savoir si c’est le cas, il suffit de soumettre ces conditions à certains tests recommandés par la province. Au moment où le présent rapport a été rédigé, nous ne disposions pas de suffisamment de données sur les conditions pouvant donner lieu à des menaces pour l'eau potable dans la zone de protection des sources de Cataraqui. Ces renseignements pourraient se retrouver dans des versions ultérieures du rapport d'évaluation.

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Eau souterraine

De façon générale, les ressources en eaux souterraines dans la zone de protection des sources de Cataraqui se distinguent par leurs caractéristiques géologiques. La plupart des gens s’approvisionnent en eau au moyen d’un puits qui est creusé dans le calcaire, le grès ou la roche précambrienne du Bouclier canadien. L’eau s’infiltre généralement par de petites fissures ou fractures de moins d’un millimètre dans la roche. Les fractures acheminent l'eau des niveaux supérieurs aux niveaux inférieurs grâce à un réseau de fissures connu sous le nom d’aquifère rocheux. Les aquifères rocheux sont habituellement recouverts d’une mince couche de sable ou de sol argileux (également appelée terrain de recouvrement), mais la plupart des puits sont creusés dans la roche.

Certaines parties de la zone de protection des sources de Cataraqui présentent une couverture de sol plus épaisse qui peut agir en tant que barrière de protection pour l’eau souterraine, en particulier lorsque le sol est composé principalement d'argile. Les parties dont la couverture de sol est plus mince ont tendance à être plus vulnérables à la contamination en surface, puisque les fractures irrégulières dans la roche peuvent acheminer directement les contaminants à l’eau souterraine.

Lorsque l’eau souterraine est contaminée, il peut être très difficile et coûteux de l’assainir et il arrive parfois qu’elle ne puisse plus être utilisée comme source d’eau potable. Nous devons donc nous assurer que nos ressources en eaux souterraines demeurent utilisables à l’avenir.

Lors de notre étude régionale sur les ressources en eaux souterraines, nous en sommes venus à la conclusion que l’écoulement de l’eau souterraine diffère peut-être de l'écoulement de l’eau de surface, notamment à des niveaux plus profonds. Par exemple, une partie de l’eau souterraine dans la zone de protection des sources de Cataraqui s’écoule vraisemblablement vers le nord-ouest jusque dans la région de protection des sources de Mississippi-Rideau par l’entremise de formations géologiques sous-jacentes.

Aquifères très vulnérables
Les sources d’eaux souterraines, ou aquifères, sont réputées être des aquifères très vulnérables lorsque leur couche protectrice supérieure est insuffisante. En raison des caractéristiques géologiques complexes de la zone de protection des sources de Cataraqui, il est difficile de représenter précisément sur une carte ces aquifères. Par conséquent, les indices de vulnérabilité, qui sont établis en tenant compte de la présence et de l’épaisseur du sol sus-jacent, peuvent varier sur de très courtes distances.

Nous avons réalisé une évaluation de la vulnérabilité en nous servant d’une modification apportée en 2002 au protocole de l’indice de susceptibilité intrinsèque du ministère de l'Environnement. Les régions de protection des sources adjacentes, dont les caractéristiques géologiques et les propriétés de l’eau souterraine sont similaires, ont emboîté le pas en ayant également recours à cette méthode.

Les constatations sont exposées en détail au chapitre 5.

Compte tenu de la complexité des caractéristiques géologiques dans la zone de protection des sources de Cataraqui, qui est constituée d’aquifères du substratum rocheux vulnérables très proches de la surface, la majeure partie de la zone doit être considérée comme étant un aquifère très vulnérable aux fins de la planification de la protection des sources. Nous avons donc assigné à cet aquifère très vulnérable un indice de vulnérabilité de six.

Nous avons déterminé que le chlorure, le sodium, le nitrate et les contaminants microbiologiques (coliformes totaux, coliformes fécaux et Escherichia coli (E. coli)) sont des problèmes liés à l'eau potable dans l’aquifère très vulnérable. L’indice de vulnérabilité de l’aquifère indique que des menaces modérées et faibles peuvent peser sur celui-ci. Conformément aux règles provinciales, nous n’avons pas dressé la liste de ces menaces dans le présent rapport.

Zones importantes d'alimentation en eau souterraine
Un aquifère est une formation souterraine constituée de sable et de gravier qui est parsemée de nombreuses fissures et de pores (petits espaces vides) et qui a la capacité d’emmagasiner l’eau. L’eau qui s’infiltre dans un aquifère provient en grande partie des précipitations et de la fonte des neiges. C’est ce qu’on appelle l’alimentation naturelle. La zone à la surface du sol où l’eau de pluie et de la fonte des neiges s’infiltre dans un aquifère a pour nom zone d’alimentation. Les zones d'alimentation sont souvent composées de matériaux meubles ou perméables, comme le sable ou le gravel, permettant à l’eau de pénétrer aisément dans le sol. Les zones dont le substratum rocheux fracturé est peu profond peuvent également être des zones d'alimentation.

Une zone d'alimentation est estimée importante lorsque le taux d’infiltration d’eau allant de la surface jusque dans le sol, dans cette zone, est élevé. L’alimentation contribue à maintenir le niveau d'eau d’un aquifère utilisé pour l’approvisionnement en eau potable.

L’identification des zones importantes d'alimentation en eau souterraine dans la zone de protection des sources de Cataraqui est laborieuse. Le principal aquifère de la région se compose de substratum rocheux. L’eau s’infiltre dans cet aquifère par une multitude de fractures complexes. La topographie irrégulière du Bouclier canadien semble créer des réseaux d’écoulement contrôlés localement plutôt que des zones d’alimentation et d’évacuation à l’échelle du bassin versant.

Nous avons eu recours à la méthode prescrite par le gouvernement de l’Ontario pour identifier et cartographier les zones importantes d'alimentation en eau souterraine. En raison des particularités complexes de l'écoulement dans le bassin versant, il conviendra de confirmer ultérieurement les zones importantes d'alimentation en eau souterraine cartographiées au moyen de travaux sur le terrain et d’analyses. Nous avons assigné aux zones importantes d'alimentation en eau souterraine un indice de vulnérabilité de six, quatre ou deux.

Nous avons déterminé que le chlorure, le sodium, le nitrate et les contaminants microbiologiques (coliformes totaux, coliformes fécaux et Escherichia coli) sont des problèmes liés à l'eau potable dans les zones importantes d'alimentation en eau souterraine. L’indice de vulnérabilité respectif de ces zones indique que des menaces modérées et faibles peuvent peser sur elles. Conformément aux règles provinciales, nous n’avons pas dressé la liste de ces menaces dans le présent rapport.

Zones de protection des têtes de puits
Une tête de puits est l’aménagement physique du puits à la surface du sol. Une zone de protection des têtes de puits s’entend de l’espace qui se trouve aux alentours de la tête de puits où l’utilisation des terres et les activités sont susceptibles de nuire à la qualité de l’eau qui s’infiltre dans le puits.

Pour délimiter une zone de protection des têtes de puits, il suffit de cartographier les caractéristiques géologiques et les niveaux d’eau souterraine à proximité de la tête de puits et de créer un modèle mathématique en se servant de ces renseignements. Ce modèle permet de prédire la vitesse à laquelle l'eau souterraine s’écoule vers le puits et en provenance de quelle direction en tenant compte du taux de pompage à la source d’approvisionnement du puits municipal. En recourant au modèle mathématique, il est possible de délimiter différentes zones d'après le temps qu’il faut à l’eau souterraine et à un contaminant pour atteindre la tête de puits. Ces zones sont les suivantes :

  • la zone de protection des têtes de puits « A » forme un rayon de 100 mètres autour d’une tête de puits;
  • la zone de protection des têtes de puits « B »est une zone au sein de laquelle le temps d’écoulement jusqu’au puits est inférieur ou égal à deux ans, exception faite du rayon défini pour la zone de protection des têtes de puits « A »;
  • la zone de protection des têtes de puits « C » est une zone au sein de laquelle le temps d’écoulement jusqu’au puits est inférieur ou égal à cinq ans, mais supérieur à deux ans;
  • la zone de protection des têtes de puits « D » est une zone au sein de laquelle le temps d’écoulement jusqu’au puits est inférieur ou égal à vingt-cinq ans, mais supérieur à cinq ans;
  • les zones de protection des têtes de puits « E » et « F » sont cartographiées afin de tenir compte des situations où l’eau de surface exerce une influence directe sur l’eau souterraine; la zone de protection des têtes de puits « F » est réservée à toute autre zone renfermant la source d’un problème lié à l'eau potable dans l'eau non traitée.

La vulnérabilité de l’aquifère à la contamination peut être évaluée au sein de chacune de ces zones au moyen de la méthode mise au point par le ministère de l'Environnement pour établir l’indice de vulnérabilité. Autrement dit, plus l’aquifère est vulnérable et à proximité du puits, plus l’indice de vulnérabilité est élevé.

Pour calculer un indice de vulnérabilité, il faut d’abord déterminer la facilité à laquelle les contaminants peuvent pénétrer dans l’aquifère. Les indices faible, modéré ou élevé sont assignés à des emplacements spécifiques au cours de cette première étape.

En second lieu, il faut déterminer si l’activité humaine dans la zone de protection des têtes de puits a altéré le paysage, facilitant ainsi l’acheminement des contaminants à l'aquifère. Ces altérations sont appelées voies de pénétration. Il peut s'agir de fossés, de canalisations ou d'autres ouvrages façonnés par l’homme.

Une fois que la vulnérabilité de l’aquifère est connue, la dernière étape consiste à la combiner aux différentes zones de protection des têtes de puits (A à F) afin de calculer les indices définitifs de vulnérabilité pour chacune. Les indices possibles sont deux, quatre, six, huit et dix.

La zone de protection des sources de Cataraqui compte trois puits municipaux :

  • le système d’approvisionnement en eau de puits de Cana (Cana Well Supply), ville de Kingston
  • le système d’approvisionnement en eau de puits de Lansdowne (Lansdowne Well Supply), canton de Leeds et les Mille Îles;
  • le système d’approvisionnement en eau de puits de la résidence Miller Manor (Miller Manor Apartments Well Supply), canton de Front of Yonge.

Une partie de la zone de protection des têtes de puits de Westport (un prolongement restreint de la zone de protection des têtes de puits « D ») est également située dans la zone de protection des sources de Cataraqui. Le puits en tant que tel se trouve dans la région de protection des sources de Mississippi-Rideau voisine.

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Système d’approvisionnement en eau de puits de Cana
Cana est un petit quartier résidentiel situé dans le secteur Kingston Mills qui a été constitué en tant que coopérative d’habitation au début des années 1950. Utilities Kingston (services publics) y exploite un puits, une station de traitement de l'eau et une station d’épuration des eaux usées desservant 32 ménages de la collectivité.

La zone de protection des têtes de puits est cartographiée et comprend les zones de protection des têtes de puits « A » à « E » (voir la carte 5-12). La station d'épuration des eaux usées, des habitations privées, des quartiers industriels, des espaces naturels et des couloirs de circulation font partie de la zone de protection des têtes de puits.

La cartographie de la vulnérabilité est également achevée. Les constatations émanant de cette cartographie nous ont permis de calculer les indices de vulnérabilité de toutes les zones, qui se situent entre six et dix (voir la carte 5-14).

Les coliformes totaux, l’Escherichia coli, le chlorure et le sodium sont des problèmes liés à l'eau potable détectés dans l’eau non traitée de ce système. Il faudra entreprendre un examen plus poussé afin d’en déterminer la cause.

Nous avons évalué les menaces aux environs de la station de traitement de l'eau dans la zone de protection des têtes de puits. En ce qui concerne les activités existantes, nous avons recensé 23 emplacements présentant des menaces importantes, 44 présentant des menaces modérées et neuf présentant des menaces faibles. Ceci représente un total de 76 endroits énumérés et représente 95 menaces individuelles.

Système d’approvisionnement en eau de puits de Lansdowne
Le village de Lansdowne compte deux puits qui assurent l'approvisionnement en eau de la population. Les puits et la station de traitement de l’eau sont exploités par l’Agence ontarienne des eaux.

La zone de protection des têtes de puits est cartographiée et comprend les zones de protection des têtes de puits « A » à « D » (voir la carte 5-20). Les indices de vulnérabilité, qui se situent entre six et dix, sont représentés sur la carte 5-22.

Nous avons constaté des problèmes liés à l'eau potable sous forme de coliformes totaux et d’Escherichia coli dans l’eau non traitée de ce système. Il faudra entreprendre un examen plus poussé afin d’en déterminer la cause.

Nous avons évalué les menaces aux environs de la station de traitement de l'eau dans la zone de protection des têtes de puits. En ce qui concerne les activités existantes, nous avons recensé 64 emplacements présentant des menaces importantes, 106 présentant une menace modérée et 41 présentant des menaces faibles. Ceci représente un total de 211 endroits énumérés et représente 254 menaces individuelles.

Système d'approvisionnement en eau de puits de la résidence Miller Manor
Située dans le village de Mallorytown, la résidence Miller Manor est un immeuble d’habitation de 17 logements géré par les Comtés unis de Leeds et Grenville. Un puits et un système de traitement de l'eau, exploités par A.J.'s Water Treatment, assurent son approvisionnement en eau.

La zone de protection des têtes de puits est cartographiée et comprend les zones de protection des têtes de puits « A » à « D » (voir la carte 5-28). Des habitations privées, des zones commerciales, une école, des espaces naturels et peu développés, des couloirs de circulation, des aires de loisirs et des zones agricoles font partie de la zone de protection des têtes de puits.

La cartographie de la vulnérabilité est également achevée (voir la carte 5-30). Les indices se situent entre quatre et dix.

Les coliformes totaux, l’Escherichia coli, le chlorure, le sodium et le nitrate sont des problèmes liés à l'eau potable détectés dans l’eau non traitée de ce système. Il faudra entreprendre un examen plus poussé afin d’en déterminer la cause.

Nous avons évalué les menaces aux environs de la station de traitement de l'eau dans la zone de protection des têtes de puits. En ce qui concerne les activités existantes, nous avons recensé 20 emplacements présentant des menaces importantes, 22 présentant des menaces modérées et 79 présentant des menaces faibles. Ceci représente un total de 121 endroits énumérés et représente 185 menaces individuelles.

Système d’approvisionnement en eau de puits de Westport
Westport se trouve dans la région de protection des sources de Mississippi-Rideau adjacente. Deux puits approvisionnent en eau potable une population de près de 650 habitants. Il en est question dans le présent rapport d'évaluation parce qu’une petite partie de la zone de protection des têtes de puits s’étend jusque dans la zone de protection des sources de Cataraqui.

La zone de protection des têtes de puits est cartographiée et comprend les zones de protection des têtes de puits « A » à « D » (voir la carte 5-36). Une partie de la zone de protection des têtes de puits « D » (environ 0,5 kilomètre de la longueur totale) se situe dans la zone de protection des sources de Cataraqui.

La cartographie de la vulnérabilité est également achevée (voir la carte 5-38). Les indices de vulnérabilité dans la zone de protection des têtes de puits « D » sont deux et quatre.

Nous avons évalué les menaces dans la partie de cette zone de protection des têtes de puits qui se situe dans la zone de protection des sources de Cataraqui. En ce qui concerne les activités existantes, nous n’avons recensé aucun emplacement présentant une menace importante ou une menace modérée, et un seul emplacement présentant une menace faible.

Pour obtenir d'autres renseignements à propos de la zone de protection des têtes de puits de Westport, veuillez consulter le rapport d'évaluation de la région de protection des sources de Mississippi-Rideau.

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Sources d’eau de surface

Les réseaux municipaux d'eau potable des grandes communautés urbaines faisant partie de la zone de protection des sources de Cataraqui s’approvisionnent à même les eaux de surface. Ainsi, les collectivités de Brockville, Gananoque, Kingston, Amherstview, Odessa, Bath, Napanee et Sandhurst Shores puisent toutes leur eau potable dans le lac Ontario ou le fleuve Saint-Laurent. L’eau potable qui approvisionne le village de Sydenham provient du lac Sydenham.

Zones de protection des prises d'eau
Une zone de protection des prises d’eau a pour but de délimiter une zone potentiellement vulnérable aux alentours d’une prise d’eau de surface municipale. Conformément aux règles techniques du ministère de l'Environnement, chaque prise d’eau peut être entourée de trois zones de protection des prises d’eau désignées tout simplement : zones de protection des prises d’eau 1, 2 et 3.

La cartographie de ces zones est établie d’après l’emplacement de la prise d’eau. Il existe quatre différents types de prises d’eau :

  • type « A » – Grands Lacs (par exemple, le lac Ontario;)
  • type « B » – voie interlacustre (par exemple, le fleuve Saint-Laurent);
  • type « C » – rivières (qui ne sont pas régularisées par un barrage);
  • type « D » – autre.

Les prises d'eau qui se trouvent dans la zone de protection des sources de Cataraqui sont de types « A », « B » et « D ». Il n’y a aucune prise d’eau de type « C » dans la zone de protection des sources de Cataraqui.

La zone de protection des prises d’eau 1 est une aire définie dont le rayon est habituellement d’un kilomètre autour de la prise d’eau.

La zone de protection des prises d’eau 2 est établie en fonction de la circulation de l'eau, et sa superficie est délimitée de façon à inclure un temps de parcours de deux heures avant qu’un contaminant atteigne la prise d’eau.

La zone de protection des prises d’eau 3 est une aire qui exige une attention particulière. Dans le cas des prises d’eau de types « A » et « B », il s’agit de la zone au sein de laquelle les contaminants risquent d’atteindre la prise d’eau pendant et après un violent orage. Pour les prises d’eau de type « D », cette zone est déterminée en tenant compte des lacs et des cours d'eau qui approvisionnent la prise d’eau.

Prises d’eau du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent
Il y a huit prises d'eau municipales le long du rivage du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent dans la zone de protection des sources de Cataraqui. Il s’agit des prises d’eau suivantes :

  • Brockville
  • James W. King – Gananoque
  • Centre de Kingston
  • Point Pleasant – Kingston
  • Fairfield – Amherstview et Odessa
  • Bath
  • A.L. Dafoe – Napanee
  • Sandhurst Shores

Bien que la prise d’eau A.L. Dafoe se situe dans la zone de protection des sources de Cataraqui, la collectivité à laquelle elle est destinée (Napanee) fait, en réalité, partie de la région de protection des sources de Quinte adjacente.

La zone de protection des prises d'eau de la prise d’eau de Picton, également localisée dans la région de protection des sources de Quinte, se prolonge jusque dans la zone de protection des sources de Cataraqui.

Les huit prises d'eau municipales indiquées précédemment ont toutes été visées par l'étude technique qu’a réalisée le Centre for Water and the Environment de l'Université Queen's. Cette étude a permis de modéliser les vents, les courants et les régimes climatiques en vue de délimiter les zones de protection des prises d'eau pour chacune de ces prises d’eau (voir les cartes 6-1 à 6-58).

Les indices de vulnérabilité de chacune des huit prises d’eau ont également été établis dans le cadre de cette étude. La méthode de calcul de ces indices est exposée dans les règles techniques du ministère de l'Environnement.

Brockville
La station de traitement de l'eau de Brockville est exploitée par la Ville de Brockville. Elle dessert 22 000 résidents et résidentes de Brockville et 1 000 résidents et résidentes du canton d’Elizabethtown-Kitley. Le tuyau de prise d’eau se trouve dans le fleuve Saint-Laurent (voir les cartes 6-1 et 6-2).

Les indices de vulnérabilité nous aident à déterminer à quel point la source d’eau potable est vulnérable à la contamination (voir la carte 6-3). Ces indices sont élevés, soit 9 pour la zone de protection des prises d'eau 1 et 8,1 pour la zone de protection des prises d'eau 2. Cela signifie que l'eau est très vulnérable à la contamination.

L’Escherichia coli est un problème lié à l'eau potable dans l’eau non traitée de ce réseau. Il faudra entreprendre un examen plus poussé afin d’en déterminer la cause.

Nous avons évalué les menaces dans les zones de protection des prises d'eau 1 et 2 aux environs de cette station de traitement de l'eau. En ce qui concerne les activités existantes, nous avons recensé trois emplacements présentant une menace importante, 293 présentant des menaces modérées et huit présentant des menaces faibles. Ceci représente un total de 304 endroits énumérés et représente 356 menaces individuelles.

James W. King (Gananoque)
La station de traitement de l’eau James W. King est exploitée par la Ville de Gananoque. Elle dessert 5 200 résidents et résidentes de Gananoque. Le tuyau de prise d’eau se trouve dans le fleuve Saint-Laurent (voir la carte 6-9).

Les indices de vulnérabilité sont 9 pour la zone de protection des prises d'eau 1 et 8,1 pour la zone de protection des prises d'eau 2 (voir la carte 6-10). Cela signifie que l'eau est très vulnérable à la contamination.

Aucune substance ne constitue un problème lié à l'eau potable dans l’eau non traitée de ce réseau.

Nous avons évalué les menaces dans les zones de protection des prises d'eau 1 et 2 aux environs de cette station de traitement de l'eau. En ce qui concerne les activités existantes, nous avons recensé un emplacement présentant des menaces importantes, 166 présentant des menaces modérées et 12 présentant des menaces faibles. Ceci représente un total de 179 endroits énumérés et représente 229 menaces individuelles.

Ville de Kingston
La population de la ville de Kingston est desservie par deux stations de traitement de l'eau potable, une au centre de la ville (rue Beverley) et une autre dans l'ouest de la ville (Point Pleasant). Ces deux stations puisent leur eau à même le lac Ontario (voir les cartes 6-16 et 6-23 pour chaque station et les cartes 6-17a ou 6-24a pour les deux stations combinées).

La station du centre de la ville assure l’approvisionnement de 80 000 résidents et résidentes, alors que celle de Point Pleasant approvisionne 44 000 personnes.

L’indice de vulnérabilité de chacune de ces deux stations est 6 pour la zone de protection des prises d'eau 1, soit un indice modéré. Quant aux indices de vulnérabilité pour la zone de protection des prises d'eau 2, ils sont faibles, soit 4,8 pour la station du centre et 4,2 pour la station de Point Pleasant (voir les cartes 6-17 et 6-24). Cela signifie que l'eau est plutôt vulnérable à la contamination.

Aucune substance ne constitue un problème lié à l'eau potable dans l’eau non traitée de ce réseau.

Nous avons évalué les menaces dans les zones de protection des prises d'eau 1 et 2 aux environs de ces stations de traitement de l'eau. En ce qui concerne les activités existantes à proximité de la station du centre de Kingston, nous n’avons recensé aucun emplacement présentant une menace importante, un emplacement présentant des menaces modérées et 101 emplacements présentant des menaces faibles. Ceci représente un total de 102 endroits énumérés et représente 115 menaces individuelles.

Pour ce qui est des activités existantes aux alentours de la station de Point Pleasant, nous n’avons dénombré aucun emplacement présentant une menace importance ou menaces modérées pourtant, nous avons dénombré dix emplacements présentant des menaces faibles. Ceci représente un total de dix endroits énumérés et représente 14 menaces individuelles.

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Canton Loyalist
Le canton Loyalist compte deux stations de traitement de l’eau potable. La station de Fairfield (voir la carte 6-30) se trouve à Amherstview et dessert 8 620 résidents et résidentes d’Amherstview, d’Odessa, de Harewood et de Brooklands. La station de Bath (voir la carte 6-37) approvisionne quant à elle 1 800 résidents et résidentes de la collectivité de Bath et 550 détenus des établissements carcéraux de Millhaven et de Bath. Ces deux stations puisent leur eau à même le lac Ontario.

Les indices de vulnérabilité pour chacune de ces deux stations sont modérés, soit 7 pour la zone de protection des prises d'eau 1 et 6,3 pour la zone de protection des prises d'eau 2 (voir les cartes 6-31 et 6-38). Cela signifie que l'eau est vulnérable à la contamination.

Les coliformes totaux sont un problème lié à l'eau potable dans l’eau non traitée à la station de Fairfield, alors que l’azote organique et l'Escherichia coli sont des problèmes liés à l'eau potable dans l’eau non traitée à la station de Bath.

Nous avons évalué les menaces dans les zones de protection des prises d'eau 1 et 2 aux environs de ces stations de traitement de l'eau. En ce qui concerne les activités existantes, nous n’avons recensé aucun emplacement présentant une menace importante ni dans la zone de protection des prises d'eau de Fairfield ni dans celle de Bath.

Pour ce qui est des activités existantes à proximité de la zone de protection des prises d'eau de Fairfield, sept emplacements présentaient des menaces modérées et 173 présentaient des menaces faibles. Ceci représente un total de 180 endroits énumérés et représente 220 menaces individuelles.

Quant aux activités existantes aux alentours de la zone de protection des prises d'eau de Bath, nous avons dénombré 34 emplacements présentant des menaces modérées et 82 emplacements présentant des menaces faibles. Ceci représente un total de 116 endroits énumérés et représente 309 menaces individuelles.

Ville de Greater Napanee
La ville de Greater Napanee compte deux stations de traitement de l’eau potable faisant partie de la zone de protection des sources de Cataraqui. La station A.L. Dafoe dessert 10 000 résidents et résidentes de la ville de Napanee, qui se situe dans la région de protection des sources de Quinte. La station de Sandhurst Shores assure l’approvisionnement de 230 personnes du secteur Sandhurst Shores. Ces deux stations puisent leur eau à même le lac Ontario (voir les cartes 6-44 et 6-51 pour chaque station et les cartes 6-45a ou 6-52a pour les deux stations combinées).

Les indices de vulnérabilité pour chacune de ces deux stations sont modérés, soit 7 pour la zone de protection des prises d'eau 1 et 5,6 pour la zone de protection des prises d'eau 2 (voir les cartes 6-45 et 6-52). Cela signifie que l'eau est vulnérable à la contamination.

Aucune substance ne constitue un problème lié à l'eau potable dans l’eau non traitée à l’une ou l'autre de ces stations de traitement de l'eau.

Nous avons évalué les menaces dans les zones de protection des prises d'eau 1 et 2 aux environs de cette station de traitement de l'eau. En ce qui concerne les activités existantes aux alentours de la station A.L. Dafoe, nous n’avons recensé aucun emplacement présentant une menace importante. Pour ce qui est des activités existantes aux alentours de la station A.L. Dafoe, six emplacements présentaient des menaces modérées et 21 emplacements présentaient des menaces faibles. Ceci représente un total de 27 endroits énumérés et représente 67 menaces individuelles.

Quant aux activités existantes aux alentours de la station de Sandhurst Shores, nous n’avons recensé aucun emplacement présentant une menace importante. Pourtant, nous avons dénombré sept emplacements présentant des menaces modérées et 179 emplacements présentant des menaces faibles. Ceci représente un total de 186 endroits énumérés et représente 345 menaces individuelles.

Picton
La station de traitement de l'eau de Picton se situe dans la région de protection des sources de Quinte. La zone de protection des prises d'eau 3b de la station est localisée en partie dans la zone de protection des sources de Cataraqui. La prise d’eau se trouve dans la baie de Quinte, qui fait partie du lac Ontario (voir la carte 6-59).

L’indice de vulnérabilité pour la partie de la zone de protection des prises d'eau 3 qui se prolonge dans la zone de protection des sources de Cataraqui (zone de protection des prises d'eau 3b) est 6 (voir la carte 6-60). Cela signifie que l'eau est vulnérable à la contamination.
Nous avons évalué les menaces dans la partie de la zone de protection des prises d'eau 3b qui se situe dans la zone de protection des sources de Cataraqui. En ce qui concerne les activités existantes, nous n’avons recensé aucun emplacement présentant une menace importante, mais en avons recensé 13 présentant des menaces modérées et 32 présentant des menaces faibles. Ceci représente un total de 45 endroits énumérés et représente 173 menaces individuelles.

Pour de plus amples renseignements à propos de la prise d'eau de Picton, veuillez consulter le rapport d'évaluation de la région de protection des sources de Quinte.

Sydenham
La zone de protection des sources de Cataraqui ne comporte qu’une seule prise d’eau continentale (lac intérieur) approvisionnant un réseau municipal d'eau potable, lequel dessert 940 résidents et résidentes du village de Sydenham, dans le canton de Frontenac Sud. La prise d'eau est localisée dans le lac Sydenham.

Les zones de protection des prises d'eau 1, 2 et 3 sont délimitées et représentées sur la carte 6-66. L’indice de vulnérabilité de la zone de protection des prises d'eau 1 est 9, alors que celui de la zone de protection des prises d'eau 2 est 8,1 et celui de la zone de protection des prises d'eau 3 est 6. Plus l’indice est élevé, plus la zone est vulnérable à la contamination.

Le carbone organique dissous est un problème lié à l'eau potable détecté dans l’eau non traitée à la station.

Nous avons évalué les menaces dans les zones de protection des prises d'eau 1, 2 et 3 aux environs de cette station de traitement de l'eau. En ce qui concerne les activités existantes, nous avons recensé trois emplacements présentant une menace importante, 168 présentant des menaces modérées et cinq présentant des menaces faibles. Ceci représente un total de 176 endroits énumérés et représente 309 menaces individuelles.

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Effets possibles des changements climatiques

Les changements climatiques peuvent avoir une incidence à la fois sur la qualité de l’eau et sur sa quantité. Il ne fait aucun doute que notre climat change. Mais quels aspects du climat sont touchés? Dans quelle mesure ces aspects peuvent-ils se transformer à l'avenir? Et quels effets risquent-ils d'avoir sur la zone de protection des sources de Cataraqui? Ça, nous l'ignorons.

Les répercussions des changements climatiques se produisent à l’échelle régionale. Les travaux de recherche en cours s’intéressent à des territoires aussi vastes que l’Est de l'Ontario, l’Est du Canada et le Nord-Est des États-Unis. À ce jour, ces travaux ont révélé que dans notre région, nous pouvons nous attendre à une hausse des températures, à plus de précipitations hivernales sous forme de pluie ou de neige, à une légère augmentation du ruissellement et à des précipitations abondantes plus fréquentes. Ces changements pourraient avoir les conséquences suivantes :

  • un accroissement de l’évapotranspiration attribuable à des températures plus élevées ainsi qu’à une diminution du ruissellement vers les cours d’eau et de l’alimentation des eaux souterraines;
  • davantage de précipitations sous forme de pluie plutôt que de neige;
  • des précipitations abondantes plus fréquentes provoquant davantage d’inondations et d’érosion.

Les répercussions sur la quantité d’eau peuvent se manifester sous forme de volumes d’eau inférieurs dans les lacs et les terres humides, occasionnant ainsi une diminution des réserves d’eau potable. Une telle situation peut entraîner un abaissement du niveau des lacs pendant l’été, ce qui peut poser des problèmes pour la navigation de plaisance et la baignade, sans oublier la navigation commerciale.

De même, une diminution de l’alimentation en eau sous la surface du sol peut avoir pour conséquence des niveaux d'eau souterraine inférieurs, ainsi que l’assèchement des puits, des cours d'eau et des lacs.

En outre, les changements climatiques risquent d’avoir des effets sur la qualité de l’eau. Les hivers plus chauds peuvent être propices à l’apparition d’un plus grand nombre d’organismes nuisibles et d’espèces envahissantes. Le temps chaud peut également favoriser la croissance d’algues qui nécessiteront un traitement plus intensif aux stations de traitement de l'eau. À cet égard, les cyanobactéries (algues bleues) sont particulièrement préoccupantes. Des températures plus élevées, davantage de jours d’ensoleillement et le transport accru par ruissellement des éléments nutritifs dans les eaux de surface peuvent contribuer à la prolifération de ces fleurs d’eau toxiques. Toutefois, il est possible que d’autres facteurs des changements climatiques annulent les effets de ces conditions sur la multiplication des cyanobactéries.

Les débits plus faibles des cours d’eau et les niveaux d’eau inférieurs dans les lacs peuvent entraîner une concentration plus forte de contaminants dans les eaux de surface. Les orages violents peuvent, pour leur part, acheminer davantage de contaminants par ruissellement dans les eaux de surface.

Il est également possible que les changements climatiques donnent lieu à une révision des définitions du terme zone vulnérable aux environs des prises d'eau municipale et des puits municipaux.

La vulnérabilité des zones de protection des têtes de puits peut augmenter de façon considérable en raison de précipitations accrues qui auront pour conséquence l’infiltration d’une plus grande quantité de contaminants dans ces zones par l'entremise de voies de pénétration. Aussi, des conditions plus sèches et une alimentation moins importante risquent d’abaisser les débits dans l'ensemble, ayant pour incidence l’élargissement des zones de protection des têtes de puits.

Il est possible que les zones de protection des prises d'eau deviennent plus vulnérables à cause de la fréquence accrue des orages qui risquent d'acheminer une plus grande quantité de contaminants par ruissellement dans l’eau. Ces orages peuvent également augmenter le débit des cours d'eau, ce qui pourrait donner lieu à un élargissement de certaines zones de protection des prises d'eau.

Les températures plus élevées peuvent provoquer une diminution des niveaux d'eau, exposant du même coup certaines prises d’eau à la surface et à ses effets connexes. De plus, puisque la couverture de glace risque d’être présente moins longtemps, il y a de fortes chances que certaines activités se prolongent, comme le transport maritime des marchandises, risquant ainsi d’augmenter la possibilité de déversements.

L’adoption de mesures de conservation de l’eau, une surveillance plus étroite, davantage de travaux de recherche, la protection des zones d'alimentation et la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont tous des moyens pouvant contribuer à atténuer les effets des changements climatiques ou à s’y adapter.

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Sujets de recherche supplémentaire

Au moment où nous préparions les études préliminaires aux fins de l’élaboration du présent rapport d'évaluation, nous avons relevé certaines lacunes au chapitre des données ainsi que des sujets qui pourraient faire l’objet d’autres travaux de recherche. Le Comité de protection des sources de Cataraqui et l’Office de protection de la nature de la région de Cataraqui collaboreront donc avec la province pour combler le plus grand nombre de ces lacunes au cours des prochaines années. Dans l’intervalle, le comité se penchera sur ces données manquantes et autres sujets et fera preuve de prudence lorsqu’il sera appelé à aborder ces sujets sur lesquels plane une certaine incertitude. 

Les travaux de recherche supplémentaires contribueront à l’amélioration continue du rapport. Voici quelques-uns des principaux sujets de recherche proposés à long terme :

  • la collecte de données complémentaires portant en particulier sur les précipitations, l’évapotranspiration et les niveaux d'eau souterraine. Ces données donneraient plus de poids à nos constatations ayant trait aux bilans hydriques, aux zones importantes d'alimentation en eau souterraine, aux aquifères très vulnérables et aux zones de protection des têtes de puits;
  • des études plus poussées sur les caractéristiques géologiques et hydrogéologiques complexes de la zone de protection des sources de Cataraqui. La majorité des travaux de recherche en cours sont fondés sur les rapports de puits, qui manquent parfois de précision. Lorsqu’il y a peu de puits, très peu de données sont utilisables. La possibilité existe d'améliorer la fiabilité des rapports futurs;
  • la collecte de données complémentaires sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent permettrait de consigner, au cours d'années différentes, un plus large éventail d’activités réelles relatives au régime des vents, aux vagues et aux courants. Ces données contribueraient à accroître la précision des zones de protection des prises d'eau sur le lac et le fleuve; 
  • des travaux de recherche sur l’étendue des zones de protection des prises d'eau pendant l’hiver (couverture de glace) nous permettraient de mieux comprendre comment les contaminants voyagent dans l’eau tout au long de l'année;
  • des études plus poussées sur les conditions sont indispensables. Il n'existe pas suffisamment de données disponibles permettant d'attester qu'il y a véritablement eu contamination et, dans le même ordre d'idées, où il y a eu décontamination. Ce qui explique pourquoi il nous a été impossible de dresser la liste des conditions dans le présent rapport.

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Principales conclusions

Un résumé des principales conclusions du rapport d'évaluation est présenté au chapitre 9. Il comporte une liste récapitulative des problèmes liés à l'eau potable et des menaces pour l'eau potable constatés dans toutes les zones vulnérables.

 

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Activités

Programme ontarien d’intendance de l’eau potable

Cadre de référence

Sommaire du rapport d'évaluation proposé modifié

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Introduction

Participants au processus

Zone de protection des sources de Cataraqui

  • Eau de surface

  • Eau souterraine

Bilan hydrique

Évaluation des problèmes et des menaces touchant la qualité des sources d'eau

Eau souterraine

  • Aquifères très vulnérables

  • Zones importantes d'alimentation en eau souterraine

  • Zones de protection des têtes de puits

  • Système d’approvisionnement en eau de puits de Cana

  • Système d’approvisionnement en eau de puits de Lansdowne

  • Système d’approvisionnement en eau de puits de la résidence Miller Manor

  • Système d’approvisionnement en eau de puits de Westport

Sources d’eau de surface

  • Zones de protection des prises d'eau

  • Prises d’eau du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent

  • Brockville

  • James W. King (Gananoque)

  • Ville de Kingston

  • Canton Loyalist

  • Ville de Greater Napanee

  • Picton

  • Sydenham

Effets possibles des changements climatiques

Sujets de recherche supplémentaire

Principales conclusions

Version intégrale du rapport d'évaluation proposé

Pour afficher le rapport en entier, cliquez ici afin de vous rendre à la page de notre rapport d'évaluation. À partir de cette page, vous pouvez télécharger chaque chapitre du rapport ainsi que des cartes (en anglais seulement).

Des copies papier du rapport d'évaluation sont disponibles à l’endroit suivant :
bureau d'administration de l’Office de protection de la nature de la région de Cataraqui, 1641 Perth Road, Glenburnie (Kingston)

Études

 

 

 

 

 

Cataraqui Region Conservation Authority Conservation Ontario Government of Ontario

 

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